Biography:

In the past M. Mejri has collaborated on articles with A. Hariz and H. Houmani. One of their most recent publications is Hygrothermal aging effects on mechanical and fatigue behaviors of a short- natural-fiber-reinforced composite. Which was published in journal International Journal of Fatigue.

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M. Mejri's Articles: (14)

Hygrothermal aging effects on mechanical and fatigue behaviors of a short- natural-fiber-reinforced composite

Highlights•We evaluate the monotonic and fatigue strengths of polyethylene and short birch fibers composites.•S-N curves of unaged and aged samples was obtained.•Fatigue behavior defined through the evolution of durability and residual strength.•Hygrothermal aging degrades static mechanical and fatigue properties on composite and loss of the fatigue performance was observed.

CA103Profil étiologique des troubles psychiatriques dans la maladie de Behçet

IntroductionLe but de ce travail est d’établir le profil étiologique des troubles psychiatriques dans la maladie de Behçet dans un service de médecine interne.Patients et méthodesÉtude rétrospective incluant 8 patients hospitalisés entre 2003 et 2012 présentant une maladie de Behçet avec des troubles psychiatriques.RésultatsDans notre série le sex-ratio H/F était de 0,62. L’âge moyen de début de la maladie de Behçet était de 24,7 ans. L’age moyen de diagnostic de maladie de Behçet était de 29,7 ans. Tous les patients avaient une aphtose buccale et une aphtose génitale, 50 % une atteinte oculaire, 25 % une atteinte vasculaire, 62 % une atteinte neurologique. Le délai moyen d’apparition des troubles psychiques était de 26,2 mois. Trois cas de dépression étaient trouvés. Quatre cas présentaient une agitation. Un cas présentait une excitation psychomotrice. Des hallucinations et des crises d’hystérie étaient associées chez certains patients. L’étiologie neurologique était retenue chez 62 % des patients. Le traitement de la maladie de Behçet était basé sur les corticoïdes et les immunosuppresseurs. Les troubles psychiatriques étaient traités par les neuroleptiques, les anxiolytiques et les antidépresseurs. L’évolution de l’atteinte psychique était favorable dans 62 % des cas. Le recul moyen est de 74 mois.DiscussionLa maladie de Behçet peut affecter les capacités cognitives en l’absence de symptômes neurologiques patents. Les résultats des tests neuropsychologiques et cognitifs chez les patients atteints de maladie de Behçet sans atteinte neurologique sont indiscernables de ceux des sujets témoins et aucune altération des fonctions cognitives n’est présente. Les niveaux de dépression et d’anxiété étaient significativement plus élevés chez les patients atteints de la maladie de Behçet que ceux atteint de psoriasis.ConclusionLes troubles psychiques au cours de la maladie de Behçet sont rares mais sont d’un grand polymorphisme clinique. Elles surviennent surtout chez les patients avec atteinte neurologique. La prise en charge est multidisciplinaire.

CA015Une étiologie rare d’érythème noueux : la mastite granulomateuse idiopathique

IntroductionLa mastite granulomateuse idiopathique (MGI) est une pathologie rare du sein, décrite pour la première fois par Wolloch et Kessler en 1972. Elle se caractérise par un état d’inflammation subaiguë ou chronique non spécifique du sein. L’érythème noueux (EN) est une éruption dermo-hypodermique nodulaire d’étiologies multiples. La MGI est une cause rare d’EN : nous allons présentons un cas de cette association.ObservationIl s’agissait d’une femme âgée de 39 ans, hospitalisée pour tuméfaction mammaire gauche douloureuse évoluant depuis 02 mois. Elle n’avait pas d’antécédents particuliers, en particulier pas de diabète, pas de tuberculose, pas de prises d’œstroprogestatifs. Elle n’avait pas d’antécédents familiaux de cancer du sein. L’examen trouvait une tuméfaction inflammatoire siégeant au niveau du quadrant supéro-externe du sein gauche de 7 cm de grand axe, douloureuse. La radiographie du thorax et la biologie étaient sans anomalies. Une biopsie avec drainage était pratiquée. Les recherches bactériologiques et parasitaires étaient négatives à l’examen direct et à la culture. L’examen histologique montrait un abondant infiltrat granulomateux associant lymphocytes, polynucléaires neutrophiles, des histiocytes et des cellules géantes multinucléées. L’échographie et la mammographie étaient normales. Entretemps, de multiples lésions d’EN étaient apparues au niveau des deux membres inférieurs, associées à des arthralgies inflammatoires. Les autres explorations étiologiques de l’EN étaient négatives. Le diagnostic retenu était celui d’EN associé à une MGI. Une corticothérapie générale était débutée, permettant une régression de l’ensemble des manifestations. L’érythème noueux disparaissait en quelques semaines.DiscussionLes manifestations extra-mammaires de la MGI sont rares. Des associations avec un érythème noueux, des arthralgies inflammatoires et des épisclérites ont été rapportées sans pour autant faire considérer la MGI comme une maladie systémique. Moins de 15 cas d’association à un érythème noueux sont décrits dans la littérature. La prise en charge thérapeutique n’est pas codifiée mais fait classiquement appel à la corticothérapie générale.ConclusionL’EN est un symptôme fréquent de consultation en médecine interne. La MGI est une cause rare d’EN, mais il faut savoir y penser aux cours de l’enquête étiologique.

CA161Le livedo dans un service de médecine interne

IntroductionLe livedo est une érythrocyanose réticulée d’origine vasculaire. C’est une manifestation cutanée fréquente le plus souvent physiologique, mais qui peut dans certains cas être un symptôme annonciateur ou révélateur de maladies systémiques plus ou moins sévères. Dans ce travail, nous nous proposons d’étudier les étiologies des livedos dans un service de médecine interne.Patients et méthodesIl s’agit d’une étude rétrospective incluant les patients hospitalisés dans un service de médecine interne de 2003 à 2013, ayant présenté un livedo. Le diagnostic positif était clinique et le diagnostic étiologique reposait sur un faisceau d’arguments d’anamnèse, d’examen clinique, des examens biologiques et histologiques.RésultatsIl s’agissait de 10 patients ; 9 femmes et 1 homme. L’âge moyen était de 48,5 ans. Le livedo était associé à un purpura dans 7 cas, à des ulcérations cutanées dans 2 cas. Il était localisé au niveau des membres inférieurs dans 7 cas et diffus dans 3 cas. Le livedo était d’installation aiguë dans 8 cas et chronique dans les 2 autres cas. Il était associé à des signes généraux dans 8 cas, des arthralgies dans 7 cas, des arthrites dans 2 cas, des douleurs abdominales dans 2 cas. Une hématurie et une protéinurie significative étaient observées dans 3 cas. Une neuropathie périphérique était présente dans 7 cas. Pour les autres atteintes, il s’agissait d’atteinte cardiaque (3 cas), pulmonaire (2 cas) et ORL (1 cas). La biopsie cutanée était pratiquée chez 6 patients montrant une leucocytoclasie dans 4 cas. L’IFD était pratiquée dans 4 cas avec un dépôt variable d’mmunoglobuline IgG, IgA, IgM et des fractions du complément (C3 et C1q) dans tout les cas. À la biologie, il y avait un syndrome inflammatoire biologique chez 5 patients et une insuffisance rénale chez 3 patients. Les AAN2, les ANCA2 était positifs chacun dans 2 cas. La cryoglobulinémie étaient positive dans 6 cas. Pour les étiologies, il s’agissait d’une cryoglobulinémie dans 2 cas, d’un syndrome de Goujerot-Sjögren dans 2 cas. Par ailleurs, les étiologies était un lupus érythémateux systémique, une polyangéite microscopique, une maladie de Wegener, un purpura rhumatoïde (chacun 1 cas). L’étiologie était indéterminée dans 2 cas.ConclusionÉtablir un algorithme décisionnel devant un livedo est impossible à réaliser tant le contexte clinique conditionne complètement l’attitude diagnostique. Seule une analyse fine sémiologique associée à un examen clinique complet et un interrogatoire minutieux permettent d’orienter le diagnostic étiologique. Dans notre étude, les étiologies étaient dominées par les maladies systémiques à type de vascularite et de connectivite probablement en rapport avec le biais de sélection de nos patients dans notre structure.

CA005Profil étiologique des pneumopathies infiltrantes diffuses dans un service de médecine interne

IntroductionLes pneumopathies infiltrantes diffuses regroupent un ensemble très hétérogène de pathologies de causes et de mécanismes variés qui sont fréquemment rencontrées en médecine interne. Elles sont définies par un ensemble de critères clinico-radiologiques et nécessitent une enquête diagnostique étiologique permettant d’aboutir à une prise en charge spécifique.Patients et méthodesIl s’agit d’une étude rétrospective incluant les dossiers des patients hospitalisés dans un service de médecine interne entre 2008 et 2015 atteints d’une pneumopathie infiltrante diffuse. Le but de notre travail est d’étudier le profil épidémiologique, clinique, paraclinique et étiologique des pneumopathies infiltrantes diffuses.RésultatsIl s’agit de 22 patients (14 femmes et 8 hommes) d’âge moyen de 52 ans (44–78 ans). Les signes respiratoires étaient une dyspnée d’effort dans 12 cas, une toux chronique dans 3 cas et l’association de ces 2 signes dans 3 cas. À noter que 4 patients étaient asymptomatique sur le plan respiratoire. La TDM thoracique montrait des anomalies bilatérales (micronodules, opacités réticulaires et aspect en « verre dépoli ») (14 cas), ou un aspect de fibrose évoluée en « rayon de miel » et des bronchectasies dans 8 cas. La bronchoscopie avec lavage bronchoalvéolaire et biopsies était réalisée chez tous les patients. Les étiologies étaient : une sarcoïdose (7 cas), un syndrome de Gougerot-Sjögren primitif (4 cas), une polymyosite (2 cas), une sclérodermie (2 cas), une polyarthrite rhumatoïde (2 cas), un lupus érythémateux systémique (2 cas), un syndrome des anti-synthétases (1 cas), une cirrhose biliaire primitive (1 cas) et une maladie de Still (1 cas). La pneumopathie infiltrante diffuse, qui précédait la pathologie causale dans 2 cas, était concomitante chez 14 patients et de survenue tardive chez 6 patients. Le traitement reposait sur le traitement étiologique associé au traitement symptomatique.ConclusionLes pneumopathies infiltrantes diffuses dans notre service révèlent des étiologies multiples et variées. Un diagnostic précoce s’impose afin de guider la prise en charge thérapeutique et d’éviter les complications pouvant être graves.

CA076Anémies hémolytiques auto-immunes d’origine néoplasique

IntroductionL’anémie hémolytique auto-immune (AHAI) est une maladie rare dont les étiologies sont multiples. Elle peut être idiopathique ou secondaire à d’autres pathologies, notamment les néoplasies. Le but de notre travail est d’étudier les caractéristiques clinico-biologiques des AHAI d’origine néoplasique.Patients et méthodesIl s’agissait d’une étude rétrospective incluant les patients hospitalisés dans un service de médecine interne et chez qui le diagnostic d’AHAI associée à une néoplasie était retenu.RésultatsQuatre cas d’AHAI étaient d’origine néoplasique, il s’agissait d’un adénocarcinome pancréatique dans 2 cas, d’un carcinome pulmonaire dans 1cas et d’un ostéosarcome dans 1 cas. L’âge moyen était de 52 ans avec des extrêmes allant de 37 à 61 ans. Le sex-ratio H/F était de 1. Dans 3 cas, la découverte de l’AHAI était concomitante à celle de la néoplasie et elle précédait la néoplasie dans 1 cas (carcinome pulmonaire). L’AHAI était asymptomatique dans 1 cas. Une pâleur et des signes fonctionnels d’anémie étaient notés respectivement dans 1 cas et dans 1 cas. Un ictère était présent chez un patient. L’anémie était constamment régénérative, elle était macrocytaire dans 2 cas, normocytaire dans 1 cas et microcytaire dans 1 cas. Le taux moyen d’hémoglobine était de 7,7 g/dL avec des extrêmes de 5,5 à 10 g/dL. La bilirubine indirecte et la LDH étaient élevées dans 3 cas chacune. Tous les malades présentaient une forme chaude avec test de Coombs direct positif.DiscussionLes néoplasies constituent une cause rare d’AHAI dont la fréquence varie considérablement selon les séries et concerne tous les types de tumeurs avec une fréquence plus élevée des cas de tumeur du sein, de la prostate et du poumon. La relation entre tumeurs et formation d’anticorps anti-globulaires n’est pas encore claire. Les principaux arguments étayant les mécanismes pathologiques varient d’un cas à l’autre. Ce peut être la présence de l’auto-anticorps dans la tumeur, la présence de matériel antigénique ou la présence de cellules immunocompétentes. Les cellules qui fabriqueraient les auto-anticorps n’ont pas été identifiées, il pourrait s’agir de cellules tumorales ou de lymphocytes réactionnels.ConclusionL’AHAI ne doit être classée idiopathique qu’après avoir cherché les causes d’AHAI secondaires notamment les néoplasies. Ces dernières peuvent n’apparaître que tardivement ce qui incite à une surveillance régulière.

CA094Atteinte pulmonaire au cours de l’histiocytose langerhansienne

IntroductionL’histiocytose langerhansienne (HL) est une affection rare touchant électivement le sujet jeune avec un pic de fréquence entre 20 et 40 ans. L’atteinte pulmonaire chez l’adulte est habituellement isolée et s’observe préférentiellement chez les fumeurs.Patients et méthodesNous avons mené une étude rétrospective colligeant 3 cas d’HL avec atteinte pulmonaire interstitielle.RésultatsObservation 1 – Patient âgé de 43 ans tabagique à 12 paquets années, diabétique qui consultait pour dyspnée associée à des douleurs dentaires et gingivales. L’examen avait mis en évidence une déformation de la mâchoire. Devant des lésions lacunaires maxillaires et mandibulaires aux radiographies panoramiques une biopsie osseuse mandibulaire a été pratiquée mettant en évidence l’aspect d’un granulome à éosinophiles évoquant une histiocytose. Le bilan d’extension avait montré des lésions kystiques pulmonaires avec fibrose débutante au scanner thoracique. L’exploration fonctionnelle respiratoire avait mis en évidence un syndrome restrictif important et le LBA avait montré une alvéolite macrophagiques et 5 % de cellules exprimant le CD1a. Le patient a été traité par une association Vinblastine et corticothérapie.Observation 2 – Patient âgé de 30 ans tabagique à 17 paquets-années sans antécédents était admis pour exploration d’un syndrome polyuro-polydypsique en rapport avec un diabète insipide central. L’IRM cérébrale avait révélé une atteinte de la tige pituitaire. Le scanner thoracique avait montré des kystes et des micronodules des lobes supérieurs évoquant une histiocytose langerhansienne. Le reste du bilan d’extension était négatif. Le LBA avait montré une alvéolite macrophagique et des cellules exprimant le CD1a (6 % des cellules). Le patient a été traité par Desmopressine (Minirin®) et corticothérapie ; prednisone la dose de 1 mg/kg/j. Le sevrage tabagique n’a pu être obtenu. L’évolution a été marquée par une amélioration du syndrome polyuro-polydypsique et une stabilisation des lésions pulmonaires.Observation 3 – Patient âgé de 68 ans sans antécédents particuliers, non tabagique consultait pour une polyarthrite fébrile. L’examen avait montré une arthrite des poignets et des métacarpo-phalangiennes. La radiographie des mains n’avait pas montré de lyse osseuse. Les anticorps anti-nucléaires, anti-CCP et le facteur rhumatoïde étaient négatifs. La radiographie du thorax avait montré des opacités réticulo-nodulaires bilatérales. La tomodensitométrie thoracique avait montré des lésions pulmonaires parenchymateuses, kystiques, infra-centimétriques, bilatérales et diffuses. Certains nodules avaient un aspect de nodules troués. Le lavage bronchoalvéolaire avait trouvé une alvéolite à prédominance de macrophages et de lymphocytose avec positivité de l’anti-CD1a à 6 %. L’échographie trans-thoracique avait montré une hypertension artérielle pulmonaire. Le reste du bilan d’extension de l’histiocytose était négatif. Le patient a été mis sous corticoïdes à la dose de 1 mg/kg/j avec dégression progressive.ConclusionL’histiocytose langerhansienne est une maladie rare pour laquelle d’importants progrès ont été réalisés ces dernières années. Pour l’histiocytose pulmonaire isolée, le sevrage tabagique est indispensable. L’abstention thérapeutique est la règle. La prise en charge thérapeutique des séquelles est de difficulté variable selon les localisations.

CA077Adénome de Conn : à propos de 5 cas

IntroductionL’adénome de Conn représente l’étiologie la plus fréquente de l’hyperaldostéronisme primaire. Il s’agit d’une tumeur bénigne de la surrénale responsable d’une sécrétion unilatérale d’aldostérone mesurant en règle moins de 30 mm. C’est une cause rare et parfois grave d’HTA, mais potentiellement curable et réversible. Le but du travail est de déterminer son profil clinique, paraclinique et thérapeutique à la lumière d’une série de cas.Patients et méthodesIl s’agit d’une étude descriptive rétrospective réalisée sur une période de 3 ans (2013–2016) incluant les dossiers des patients hospitalisés dans un service de médecine interne et présentant un adénome de Conn.RésultatsCinq cas étaient colligés. Il s’agissait de 2 hommes et 3 femmes d’âge moyen de 46 ans (26–58 ans). Les signes révélateurs étaient une hypertension artérielle (HTA) et une hypokaliémie (1,6–3,2 mmol/L) dans tous les cas. L’HTA était paroxystique dans 1 cas et classée grade 3 dans 1 cas. Elle était compliquée de cardiopathie dans 2 cas et de néphropathie dans 1 cas. Elle était résistante au traitement médical dans 1cas. Le rapport aldostérone/rénine était élevé chez tous les patients. Le scanner abdominal mettait en évidence l’adénome surrénalien dans tous les cas. Tous les patients avaient reçu un traitement antihypertenseur (3 antihypertenseurs en moyenne dont un anti-aldostérone). Un patient était traité chirurgicalement (surrénalectomie unilatérale) devant une HTA sévère résistante au traitement médical. L’évolution était favorable dans tous les cas.DiscussionL’adénome de Conn peut exister même en l’absence d’hypertention artérielle (HTA) ou d’hypokaliémie, précocement reconnu au stade « incidentalome » radiologique ou biologique, ce qui n’a pas été décrit dans notre série. Des valeurs paradoxalement normales de l’aldostérone plasmatique en situation de rénine ou d’activité rénine plasmatique basses, d’hypokaliémie, suffisent à évoquer l’HAP, mieux affirmé par l’accroissement du rapport aldostérone/ARP. La tomodensitométrie (TDM) en coupes fines constitue la seule exploration morphologique indispensable. Les examens spécialisés (scintigraphie à l’iodocholestérol sous freinage, prélèvements veineux dans l’effluent) n’ont d’intérêt que pour les patients susceptibles de relever de la chirurgie. L’intervention chirurgicale est à recommander particulièrement en cas d’HTA ou d’hypokaliémie médicalement non contrôlées, en cas d’intolérance au traitement, particulièrement dans le sexe masculin.ConclusionL’adénome de Conn doit être recherché non seulement devant l’association d’HTA-hypokaliémie, mais aussi devant une HTA résistante à la thérapeutique. La prise en charge spécialisée et multidisciplinaire permet souvent la guérison.

CA177Le syndrome d’activation macrophagique dans un service de médecine interne

IntroductionLe syndrome d’activation macrophagique (SAM), qu’il soit primitif ou secondaire, est une entité clinico-biologique et histologique caractérisée par une réponse inflammatoire excessive et non contrôlée pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Le pronostic est essentiellement dominé par la rapidité du traitement étiologique. Le but de ce travail est de préciser les caractéristiques cliniques, biologiques, étiologiques et évolutives des cas de SAM dans un service de médecine interne.Patients et méthodesÉtude descriptive rétrospective réalisée sur une période de 4 ans (2012–2016) incluant les dossiers des patients hospitalisés dans un service de médecine interne et présentant un SAM.RésultatsDouze cas étaient colligés. Il s’agissait de 7 hommes et 5 femmes. L’âge moyen était de 49,7 ans (37–75 ans). Le début de la symptomatologie était aigu dans tous les cas. Les manifestations cliniques étaient dominées par la fièvre (10 cas), l’hépato-splénomégalie (8 cas). Sur le plan biologique, il y avait un syndrome inflammatoire biologique et une hyperferritinémie chez tous les patients. Une pancytopénie était observée chez 6 patients. Une hypertriglycéridémie était notée dans 5 cas. La ponction sternale objectivait l’hémophagocytose dans 10 cas. Sur le plan étiologique, il s’agissait d’une origine infectieuse dans 5 cas (1 cas de septicémie à E. coli, 1 cas de septicémie à staphylocoque aureus, 1 cas de brucellose, 1 cas de sepsis à salmonelle, 1 cas de tuberculose ganglionnaire). Par ailleurs, il s’agissait de pathologies malignes (un carcinome vésical, 1 cas de carcinome mammaire, 1 cas de lymphome nasal et 1 cas de lymphome hodgkinien), de pathologies inflammatoires (1 cas de lupus érythémateux systémique, 1 cas de purpura rhumatoide et 1 cas de maladie de Still). L’origine était indéterminée dans 1 cas. La prise en charge était basée sur le traitement étiologique. Une corticothérapie était administrée chez 8 patients, 4 patients avaient nécessité la prescription d’immunoglobulines intraveineuses et 3 patients avaient reçu l’étoposide. Trois cas de décès étaient notés.ConclusionLe SAM est une entité grave. Son pronostic est sévère et le traitement encore mal codifié. Les signes cliniques et biologiques sont peu spécifiques. C’est plutôt leur association qui doit amener le clinicien à évoquer ce syndrome précocement. Le traitement doit être démarré sans délai, parfois même avant d’avoir le diagnostic étiologique.

CA101Évaluation de l’observance thérapeutique chez les sujets âgés et ses facteurs déterminants

IntroductionLe vieillissement est responsable de modifications physiologiques avec comme conséquences la polypathologie et la polymédication. La non-compliance aux traitements médicamenteux peut poser un véritable problème de prise en charge chez cette tranche d’âge. Le but de notre travail était d’évaluer le degré de compliance des sujets âgés à leur traitement médical, les facteurs déterminants de mal observance, et de proposer des interventions pouvant optimiser l’utilisation des médicaments chez les sujets âgés.Matériels et méthodesIl s’agissait d’une étude prospective descriptive, réalisée sur une période de 3 mois, réalisée au service de médecine interne de l’hôpital Razi de Mannouba, incluant 50 patients âgés de 65 ans ou plus, suivis pour au moins une pathologie chronique sous traitement médical.RésultatsIl s’agissait de 23 hommes et 27 femmes (sex-ratio de 0,85) d’âge moyen de 71,74 ans (65–89 ans). Le nombre moyen de pathologies chroniques était de 2,72 (1–8). Le nombre moyen de médicaments était de 3,26 (1–10). L’automédication concernait 48 % des patients. Au moins un épisode d’effet indésirable médicamenteux était noté chez 42 % des patients. Seul 54 % des patients avaient une bonne connaissance des traitements en termes de nom, de fonction, de posologies et d’effets indésirables potentiels. On avait fixé le nombre de jours par mois sans traitement supérieur ou égal à 2 comme marqueur de mauvaise observance. Ainsi, le taux de mauvaise observance était de 34 %. Les erreurs d’observance rapportées étaient non intentionnelles dans 72 % et intentionnelles dans 30 % des cas. Les principaux facteurs retenus comme potentiellement associés à une mauvaise observance thérapeutique étaient l’âge avancé (p = 0,013), un niveau scolaire bas (p = 0,034), l’absence d’activités sociales (0,006), les troubles cognitifs (p = 0,022), la mauvaise connaissance du traitement médical (p = 0,01) et l’absence d’un médecin à proximité (p = 0,005).ConclusionL’observance thérapeutique est insuffisante chez le sujet âgé tunisien responsable à la fois d’effets indésirables et de déséquilibre des pathologies. Il reste à déterminer avec précision les facteurs y prédisposant afin de cibler les patients nécessitant une prise en charge éducationnelle spécifique.

CA198Uvéite antérieure granulomateuse révélant une sclérose en plaques

IntroductionL’uvéite granulomateuse se caractérise par des précipités de cellules inflammatoires de grande taille sur l’endothélium cornéen, appelés « en graisse de mouton », des nodules inflammatoires sur le bord de la pupille (nodules de Koeppe) ou dans le stroma de l’iris (nodules de Busacca). Il s’agit d’une pathologie rare, mais qui peut être révélatrice de maladies multiples et variées notamment la sclérose en plaques. Nous rapportons le cas d’une patiente présentant une uvéite antérieure granulomateuse révélant une sclérose en plaques.ObservationIl s’agissait d’une patiente âgée de 29 ans sans antécédents particuliers, qui présentait initialement une rougeur oculaire et un flou visuel. L’examen ophtalmologique trouvait une uvéite antérieure bilatérale granulomateuse et une vascularite rétinienne. À l’examen neurologique, on trouvait un syndrome quadri pyramidal. L’IRM cérébromédullaire trouvait des hypersignaux T2 de la substance blanche périventriculaires, juxta-corticales et cérébelleuses droites sous tentorielles. L’enquête étiologique initiale était négative. Six mois plus tard, l’IRM de contrôle trouvait de nouvelles lésions en hypersignal T2 au niveau de la moelle cervicale (C2–C3 et C5) se rehaussant après l’injection de gadolinium. Alors, le diagnostic de sclérose en plaque était retenu devant la dissémination temporo-spatiale de lésions selon les critères de Mc Donald révisés (2010).ConclusionL’uvéite granulomateuse peut être révélatrice de sclérose en plaques dans de rare cas c’est pourquoi il faut penser à cette association plus fréquemment pour pouvoir optimiser la prise en charge thérapeutique.

CA239Alcaptonurie, ochronose et rhumatisme alcaptonurique

IntroductionL’alcaptonurie ou « maladie des urines noires », est une maladie héréditaire autosomique récessive rare. La prévalence varie entre 1/2500000 et 1/1million d’habitants selon les études. Elle est due à l’accumulation dans les tissus d’une molécule anormale, l’alcaptone ou l’acide homogentisique, secondaire à l’inactivation de l’homogentisate 1,2 dioxygénase. Le but de notre travail est de décrire les différentes particularités cliniques et paracliniques de l’alcaptonurie afin de pouvoir faire un diagnostic précoce et rapporter une nouvelle observation vu la rareté de cette pathologie.ObservationNous rapportons le cas d’un patient de sexe masculin âgé de 57 ans, aux antécédents de diabète type 2 et d’hypertrophie bénigne de la prostate. Il est issu d’un mariage consanguin de premier degré. Il présentait depuis l’âge de 40 ans des arthralgies mécaniques diffuses d’aggravation progressive, prédominantes au niveau des deux genoux, du rachis cervical et du rachis lombaire. L’examen clinique trouvait une hyperpigmentation bleuâtre des deux pavillons des oreilles, du visage, des paumes ainsi que de la sclère droite au niveau temporal. L’examen ostéoarticulaire trouvait une hypercyphose dorsale, une limitation de la mobilité rachidienne et une douleur à la mobilisation des deux genoux. Le bilan radiologique montrait une condensation diffuse de tout le squelette, une coxarthrose et une gonarthrose bilatérales, des lésions dégénératives ainsi que des calcifications discales étagées. Le diagnostic d’alcaptonurie était suspecté devant le noircissement des urines après exposition à la lumière et confirmé par l’analyse des acides organiques urinaires qui montrait une accumulation de l’acide homogentisique représentant 98 % des acides organiques. Par ailleurs, l’échographie cardiaque montrait une maladie mitro-aortique minime et l’échographie rénale objectivait des calculs rénaux bilatéraux non obstructifs. Le patient était mis sous antalgiques, anti-inflammatoire et vitamine C. Une enquête familiale est en cours.ConclusionL’alcaptonurie est à l’origine d’une arthropathie dégénérative pouvant mettre en jeu le pronostic fonctionnel. Elle doit être diagnostiquée précocement et suivie régulièrement en raison des complications graves cardiaques et/ou rénales qui peuvent survenir d’une façon inopinée.

Communication brèveUlcérations des extrémités : une manifestation inhabituelle de la maladie de BehçetUlcerations of the extremities: An unusual manifestation of Behçet's disease

RésuméIntroductionBien que l’atteinte cutanéomuqueuse soit une manifestation principale dans la maladie de Behçet, les lésions ulcérées des extrémités sont exceptionnelles et peu connues.ObservationUn patient de sexe masculin âgé de 57 ans était suivi depuis 7 ans pour une maladie de Behçet, diagnostiquée devant une aphtose buccale bipolaire récidivante, des lésions de pseudofolliculite et une vascularite rétinienne. Après avoir été perdu de vue et avoir suspendu le traitement pendant deux ans, il consultait pour des ulcérations nécrotiques centimétriques des doigts des mains et du gros orteil droit. La biopsie des lésions montrait des lésions de vascularite leucocytoclasique et nécrosante. Le patient était traité par antibiothérapie, corticothérapie orale, colchicine et soins locaux, permettant une bonne évolution.ConclusionÉtablir le lien entre ulcérations des extrémités et maladie de Behçet, bien que parfois difficile, est indispensable pour une prise en charge appropriée.

Secrecy of cryptographic protocols under equational theory

AbstractThis paper gives a novel approach to verify the secrecy property of cryptographic protocols under equational theories. Indeed, by using the notion of interpretation functions, this paper presents some sufficient and practical conditions allowing to guarantee the secrecy property of cryptographic protocols under any equational theory. An interpretation function is a safe means by which an agent can estimate the security level of message components that he receives so that he can handle them correctly. Also, this paper proves that polynomials help a lot with the construction of an interpretation function and gives a guideline on how to construct such functions together with an example and how to use it to analyse a cryptographic protocol.

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